Saint-Quentin-lès-Beaurepaire (Baugé-en-Anjou) (49150) – Église Saint-Quentin : Présentation et Cloche
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La Commune
Après la découverte de la cloche de Clefs, nous partons sur la commune voisine de Saint-Quentin-lès-Beaurepaire. Regroupée à Baugé-en-Anjou en 2016 et située au nord-est du Maine-et-Loire, la localité est dépourvue de commerces, mais vaut le détour pour la quiétude de ses ruelles et de son charmant petit parc. Le ruisseau du Verdun s'y écoule paisiblement. Une église romane, un lavoir avec sa maison des laveuses, la dernière du département où les femmes venaient se changer et faire bouillir leur linge, plusieurs fermes, maisons et moulins, un pont ainsi qu'un pressoir font la richesse patrimoniale du village. Les gentilés sont les Saint-Quentinoises et les Saint-Quentinois. C'est ici qu'est né, le 17 juillet 1794, le cardinal RÉGNIER. Issu d'une famille de cultivateurs et commençant l'école à Clefs, il continuera ses études au Prytanée de La Flèche (72) et sera ordonné prêtre puis vicaire au diocèse d'Angers, ensuite évêque d'Angoulême et archevêque de Cambrai. Il y décèdera le 4 janvier 1881. Pour en savoir plus, je vous redirige vers ces liens : Saint-Quentin-lès-Beaurepaire - Baugé en Anjou et Saint-Quentin-lès-Beaurepaire — Wikipédia.
L'église Saint-Quentin
La charmante église située dans le centre du bourg possède un plan en forme de croix latine. Un petit appareil de la nef construit en grès rouge daterait peut-être de la fin du XIᵉ siècle. Cette dernière remonterait au siècle suivant, elle est soutenue par des contreforts plats et couverte par une fausse voûte en berceau en arc brisé remplaçant probablement une voûte en bois, courante dans les églises de la région. Les baies ont sans doute été reprises en 1838, date de la construction de la sacristie, l'un des vitraux est dédié au cardinal RÉGNIER. Une imposante statue en calcaire de 1881 offerte par le diocèse de Cambrai représentant le fameux cardinal, ainsi qu'un chemin de croix polychrome sont les œuvres d'Henri BOURICHÉ, sculpteur angevin, né à Chemellier (49). Une dalle funéraire du XVᵉ siècle rend hommage à Jehan DOSDEFER, seigneur de la Gauleraie. Elle a été découverte autour des années 1850 lors du déménagement de l'autel adossé au fond du chœur.
Le clocher reposant sur une base carrée, le transept et le chœur sont du premier tiers du XIIᵉ siècle. Dans les absidioles des deux bras du transept, on découvre deux autels, l'un dédié à la Vierge, l'autre à saint Sébastien. On trouve également une statue de saint Quentin.
L'ensemble des murs sont recouverts de peintures modernes.
Pendant un an, à partir de septembre 2023, l'édifice a fait l'objet d'une importante restauration qui s'inscrit dans le programme de rénovation des quatorze églises de Baugé-en-Anjou. Ces travaux visaient les couvertures, les charpentes, le clocher, les vitraux, les enduits de la façade nord et les décors intérieurs.
Pour nous rendre au clocher, nous devons tout d'abord emprunter un petit escalier à vis en bois situé dans une tourelle. Une fois arrivés dans les combles, un second escalier en bois de quelques marches permet d'entrer dans le beffroi.
La Cloche
Intéressons-nous maintenant au sujet principal de cet article, les cloches. Avant de parler de la sonnerie actuelle, revenons dans le passé pour un petit historique. L'inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790 nous raconte pour commencer qu'une cloche portant le nom Josèphe-Suzanne fut bénite le 13 septembre 1695. Elle fut nommée par Urbain GREFFIER, notaire et procureur fiscal des baronnie et chatellenie de Fougeré (49), et Anne GOGUELET en l'absence de Suzanne-Éléonore de MAILLÉ de La TOURLANDRY (1638-?), marquise de Fougeré, et Joseph-François d'AVOINES. Il était seigneur et chevalier de La Jaille et Gâtine et baron de Fougeré (49), commune voisine de Saint-Quentin et déléguée de Baugé-en-Anjou.
Les années s'écoulent et le 3 décembre 1717, deux cloches sont bénites. L'une portait le nom de Sauveur et fut parrainée par ce dernier et Urbaine LE BIGOT de LINIÈRE, veuve d'un certain Charles de CHÉRITÉ. L'autre fut nommée Quentin par Jean-François DUBREIL, seigneur de Cintré et Chandolant, et par Marie-Madeleine d'AVOINES, fille de Joseph-François.
Aujourd'hui, ces trois campanes n'existent plus, probablement retirées à la Révolution. Est-ce que l'une d'elles aurait été sauvée mais refondue pour créer la nouvelle ? Cela reste à confirmer.
Vous l'aurez compris, une cloche occupe le beffroi de nos jours. Coulée en 1881 par les soins d'Auguste GUILLAUME, fondeur au 22-24 rue Plantagenêt à Angers (49), elle fut nommée Renée-Françoise-Frédérique-Perrine. Son parrainage a été assuré par le chanoine MARCHAISSE, neveu du cardinal Renée-François RÉGNIER, dont il était très proche, et Perrine GILLOT, épouse de Louis JAMIN (1842-1899), aubergiste. À cette époque, Victor-Pierre DOITEAU (1853-?) était maire et l'abbé MOUILLERAS s'occupait de la paroisse. Donnant la note du La3, nous estimons sa masse à environ 346 kg.
Pendant notre étude, nous avons remarqué la présence d'une poutre rotative qui devait permettre de hisser la cloche jusqu'au beffroi ainsi que deux autres poutres rapprochées qui devaient soutenir une cloche de taille modeste. Cela reste aussi à confirmer.
Découvrez-la dans le reportage et dans l'inventaire ci-dessous.
Le Reportage
Inventaire
Nom : Renée-Françoise-Frédérique-Perrine, Date : 1881 - Fondeur : Auguste GUILLAUME à Angers (49), Note et octave : La3, Masse calculée : ~346 kg, Diamètre: 840 mm.
Inscriptions | Décors |
– + NOMMEE RENEE FRANÇOISE FREDERIQUE PERRINE MON PARRAIN A ETE MR F . MARCHAISSE – + D ONATEUR PRINCIPAL ET REPRESENTANT MGR F. REGNIER CARD. ARCH. DE CAMBRAI – + ET ENF ANT DE LA PAROISSE DE ST QUENTIN MA MARRAINE A ETE DAME – + PERRINE GILLOT M. M. F. MOUILLERAS ETANT CURE ET V. DOITEAU MAIRE – Bas de la robe, face OSO : + FONDERIE DE GUILLAUME A ANGERS 1881 + | – Anses : simples. – Cerveau : deux filets. – Haut de la robe : quelques filets entre les lignes d'inscriptions. – Face OSO : une croix latine gravée en creux. – Bas de la robe : deux filets. – Panse : un filet. |
Les lettres en rose sont gravées en creux sur la cloche.
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Un grand merci...
☛ La mairie déléguée de Saint-Quentin-lès-Beaurepaire et sa secrétaire.
☛ Monsieur Christian HAMARD, ancien maire délégué de la commune, pour son autorisation d'accéder au clocher, son chaleureux accueil et l'ouverture des portes de l'église.
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Sources :
Qu’est devenue la fonderie Guillaume-Besson rue Plantagenêt à Angers ?
Victor Pierre DOITEAU : généalogie par Odile LEMARCHAND (olemarchand) - Geneanet
Louis JAMIN (42) : généalogie par Danièle JAMIN (adie) - Geneanet
Perrine GILLOT : généalogie par Danièle JAMIN (adie) - Geneanet
Marie Madeleine d'Avoines de La Jaille : généalogie par Denis LEJOT (dlejot) - Geneanet
Joseph François d'Avoines de La Jaille : généalogie par Denis LEJOT (dlejot) - Geneanet
Suzanne Eléonore MAILLE DE LA TOURLANDRY : généalogie par martineleroy - Geneanet
Suzanne de Maillé de la Tour-Landry : généalogie par Denis LEJOT (dlejot) - Geneanet
Anne GOGUELET : généalogie par Alain NALET (analet1) - Geneanet
Urbain GREFFIER : généalogie par Josiane DUGOT (josygene) - Geneanet
Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790 - Google Books
LE PATRIMOINE DES COMMUNES DE MAINE-ET-LOIRE, FLOHIC ÉDITIONS, 2001, Tome I, p 262, 263 et 264
Sources personnels.
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Sur la même commune :
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Article rédigé par Le Sonneur des Carillons/Découvertes Campanaires en Val de Loire - 2026.
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Le Sonneur des Carillons




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